Le management de projet

Le management de projet oscille depuis longtemps entre deux paradigmes. Pour certains -et dans certains domaines, comme l’organisation- c’est une science. Celle-ci dispose d’outils auxquels il faut entraîner le manager de projet. Pour d’autres -et dans d’autres domaines, comme la gestion des hommes-, c’est un art. Le manager de projet mature longuement la maîtrise de son art, et à force d’expérience, trouve son expression personnelle.

 

Mais il peut y avoir réconciliation. J’étais vendredi dernier à l’inauguration de l’Institut du Management de Projet de Société Générale. J’y étais invité par Alain Lumbroso, la cheville ouvrière de cette création, à qui il faut rendre hommage car la qualité de l’instrument n’égale que la rapidité avec laquelle Alain l’a mis sur pied.

 

Dans l’Institut du Management de Projet de Société Générale, les compétences techniques et comportementales des managers de projet sont développées en parallèle. Et leurs progrès seront valorisés sous la forme de certifications (PMI ou IPMA : un non-choix qui traduit l’ouverture de la démarche).

 

Apporter une telle plus-value aux managers de projets ne fait-il pas courir le risque de les voir partir avec leur butin de savoirs. “On prend ce risque répond Séverin Cabannes, DG délégué se Société Générale, car nous créerons un pool de talent et nous disposerons de très grands chefs de projet pour les projets lourds.”

 

Bref, la volonté d”industrialiser le mode projet” est là. “Les professionnels du BTP l’ont fait, poursuivait Séverin Cabannes, les SSII aussi. Nous deviendrons une référence en matière de gestion de projets dans la banque”.

 

Il faut que les gens s’entendent bien !

Après plusieurs autres interventions vint le temps de la conclusion. A mes yeux, elle fut symptomatique. Au bout du compte, que faut-il pour qu’un projet réussisse, se demanda-t-on ? … Réponse : que les gens s’entendent bien.

 

Voilà de quoi réconcilier les deux paradigmes … et les laisser de côté un moment. Manager un projet est certainement important, mais il ne faut pas oublier qu’un projet, c’est avant tout une équipe. Bref, des gens. Et pour que ces gens s’entendent bien, il faut qu’ils se connaissent, qu’ils appréhendent et tirent parti de leur diversité, qu’ils se reconnaissent, chacun individuellement mais aussi collectivement dans ce projet unique qu’ils ont à mener. Dans cette oeuvre qu’ils ont à créer.

 

Tout ce travail sur l‘identité collective est ce que nous professons chez Togeth’art. Merci à Société Générale de l’avoir dit. Et longue vie à l’Institut du Management de Projet.

 

Laurent Ryckelynck

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