Le saviez-vous ? Nous vivons un grand moment de team building planétaire. Notre animateur n’est autre que le virus de la grippe mexicaine. Son objectif : nous faire comprendre que nous ne formons qu’une seule équipe, et qu’il serait futile, voire dangereux d’essayer de nous protéger sans penser en même temps à la protection de nos coéquipiers.
Un article du Monde détaille les travaux de Marc Barthélémy, un chercheur du CEA. Celui-ci explique : Nous avons simulé la propagation d’une maladie de type grippal transmissible entre humains et avons testé deux stratégies d’utilisation des stocks de médicaments antiviraux disponibles à travers le monde. Dans la première stratégie, chaque pays utilise ses stocks égoïstement en les réservant à sa propre population. Dans la seconde, les pays les plus riches envoient une petite part - de l’ordre de 10 % à 20 % - de leurs réserves aux premiers pays touchés par l’épidémie. Dans nos simulations, cette gestion “altruiste” ou “collaborative” des stocks d’antiviraux réduit l’impact de la pandémie. Par rapport aux résultats donnés par une gestion “égoïste”, le nombre de cas mondial peut être divisé par 10 à 1 000 selon le pays et la saison au cours de laquelle se déclenche l’épidémie.
Finalementent, la grippe porcine, occasion d’expérimenter de nouveaux comportements altruistes, ne serait-elle pas une bénédiction ?
Laurent Ryckelynck
La séquestration des dirigeants est un comportement à la mode. Sony, Caterpilar, 3M … du beau monde passe à la casserole. Selon un sondage CSA, 45% des français n’y sont pas hostiles. Et des cabinets conseils travaillent au kit de survie du dirigeant séquestré. Au Japon, des PDG économes sont épargnés par la colère populaire. Est-ce la solution ?
Non, la solution réside plutôt dans une prise en compte de la dynamique humaine. Au-delà de la tactique de prise d’otage qui permet d’obtenir quelque chose par la pression, tactique commune avec les somalis détourneurs de bateaux, la séquestration d’un dirigeant est le résultat d’une rupture dans l’échange entre les acteurs.
Confrontés à la perspective d’une nouvelle expérience, nous nous projetons dans le futur pour imaginer le bénéfice que nous en retirerons. Dans ce but, nous avons tendance à anticiper le bonheur futur sur la base de nos propres évaluations et jugements de l’événement à venir. Quoi de plus naturel !
Daniel Gilbert, professeur de psychologie à Harvard, est un spécialiste reconnu de la science du bonheur. Il vient de mener une étude, publiée dans Science, dont les résultats bouleversent les idées préconçues.
“Les gens ne réalisent pas quelle puissante source d’information l’expérience d’une autre personne peut être“ déclare le Pr Gilbert.

Une étonnante série d’expériences semble montrer que l’argent appauvrit la dynamique d’équipe. Les travaux ont été menés par Kathleen Vohs et son équipe, de l’université de Minessota. On en trouvera un résumé sur le site de l’université, et un article plus détaillé sous la plume de Peter Singer.
De quoi s’agit-il ? C’est tout simple, prenez deux équipes que vous réunissez dans deux salles différentes. Dans l’une (nommons-la “argent”, comme Peter Singer), disposez quelques signes d’argent. Ne risquez pas vos devises : des billets de Monopoly, des images de billets sur un écran d’ordinateur feront l’affaire. Et observez les comportements de chaque équipe dans différentes situations.
L’argent de fait pas le bonheur des équipes
Vous constaterez des différences stupéfiantes. Quelques exemples :
- Si ils ont une tâche difficiles à mener, les membres de l’équipe “argent” mettront plus de temps à accepter l’aide qu’on leur propose.
Il y a quelques temps, je répondais aux questions d’une journaliste. Elle faisait un papier sur le secteur de l’assurance et m’interrogeait sur la diversité. Justement, lui dis-je, dans le domaine de l’assurance, nous venons de terminer une prestation pour une société de réassurance et travaillons en ce moment pour un groupe international.
Les deux prestations ont un point commun : elles ont pour sujet l’identité (au niveau de toute l’entreprise pour la première, au niveau d’une des ses business unit pour le second).
Ce qui me donnait l’occasion de préciser un point important. Identité et diversité sont l’avers et le revers d’une même médaille que l’on pourrait nommer Diversidentité. L’identité, c’est ce qui nous rapproche. Ce qui nous différencie, c’est la diversité.
Les hommes politiques ont toujours été des adeptes de la communication de masse, descendante. Ecrasez un message le plus fort, le plus loin et le plus longtemps possible… il en restera quelques chose.
Obama a construit sa campagne de manière révolutionnaire. C’est ce que montre le remarquable travail sur la campagne présidentielle américaine qu’a mené le think tank Terra Nova.
La vidéo présente de nombreux témoignages de responsables de la campagne d’Obama, d’experts, de militants, de concurrents. Les documents (dossier, synthèse, présentation) proposent des analyses très riches, avec des recommandations d’évolutions des pratiques françaises.