Togeth’art ouvre la première plateforme d’échange d’expériences sur le handicap

Comment faire progresser la collaboration et l’entraide entre personnes handicapées et personnes valides ?

Les enjeux sont énormes. Ils sont liés à la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits, des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Celle-ci est très exigeante en matière d’intégration dans le monde du travail et d’accessibilité aux services. Des exigences qui pèsent à leur tour sur les collaborateurs dans les entreprises et au-delà sur l’ensemble de la société. A tous les niveaux, les comportements doivent changer.

Conseil RH de la rue

Besoin de conseil RH pour managers en quête d’énergie ? Il faut voir et écouter Dominique, conseil RH de la rue, qui a l’avantage de parler d’expérience.

Ses conseils ? Trouver son énergie, une énergie positive que vos interlocuteurs finiront par vous retourner à un moment où à un autre. Croire en soi. Et surtout, ne pas chercher à renier ce que l’on est : être authentique.

Dominique est un homme que vous pourrez trouver sur une ligne de RER ou dans le métro. Ancien responsable logistique, il a rajouté plus six années de rue à son CV.

Les bénéfices qu’il tire de son expérience se situent au niveau humain : comprendre les gens dans un regard, sentir en un instant la générosité, le coeur … l’arnaque. Bref, développer une intuition qui manque à beaucoup de managers.

Les formations comportementales intègrent déjà des mises en situation surprenantes. Faudra-t-il y rajouter une expérience de la rue ?

Laurent Ryckelynck

Augusto Boal et la dynamique humaine

Augusto Boal, le fondateur du théâtre de l’Opprimé vient de disparaître, mais son oeuvre restera belle et bien ancrée dans le monde.
Le Théâtre Forum ou Débat théâtral, sa méthode, a diffusé dans le monde entier trouvant un accueil partout grandissant.
Parler est une chose, agir en est une autre.
C’est pour réduire cette fracture qu’Augusto Boal inventa ce mode théâtral dans son Brésil natal afin de mobiliser les opprimés, le peuple. De plus amples explications dans ce discours de son fils, Julian Boal, prononcé en 2006 à l’ENSBA.

Le principe : transformer des spectateurs d’une pièce en acteurs improvisés, pour les amener par le jeu à trouver les voies de la résolution de problèmes de société.

Notre but n’est pas d’exhiber des émotions, mais de créer des fleuves en mouvement, de créer une dynamique“

Apprendre de l’expérience des autres


Confrontés à la perspective d’une nouvelle expérience, nous nous projetons dans le futur pour imaginer le bénéfice que nous en retirerons. Dans ce but, nous avons tendance à anticiper le bonheur futur sur la base de nos propres évaluations et jugements de l’événement à venir. Quoi de plus naturel !


Daniel Gilbert, professeur de psychologie à Harvard, est un spécialiste reconnu de la science du bonheur. Il vient de mener une étude, publiée dans Science, dont les résultats bouleversent les idées préconçues.



Les gens ne réalisent pas quelle puissante source d’information l’expérience d’une autre personne peut être déclare le Pr Gilbert.

Expériences et bonheur

Lors de la conférence annuelle de la Society for Personality and Social Psychology, le chercheur Ryan Howell du Laboratoire de Psychologie Positive de l’Université de San Francisco a présenté des travaux qui montrent que l’argent dépensé à vivre des expériences a plus d’effet sur le bonheur que l’argent dépensé à acheter des objets.



Il a recruté 154 participants âgé de 19 à 50 ans. La moitié décrivait une expérience récente qu’ils s’étaient offerts, une place de cinéma, un restaurant… L’autre moitié racontait l’achat d’un objet. Dans les deux cas, ils écrivaient également leur ressenti au sujet de ce qu’ils avaient obtenu pour leur argent.

Le groupe qui avait vécu des expériences présentait des niveaux de bonheur significativement supérieurs. L’auteur attribue cette différence au bénéfice de se sentir connecté à ses amis, à sa communauté, d’être actif. Il conclue également que les expériences positives perdurent mieux dans la mémoire que les achats de biens.

Le pouvoir de l’apprentissage auto-dirigé

Un adulte n’apprend que ce qu’il veut apprendre, en accord avec ses objectfs, ses valeurs et ses motivations.

Tout changement comportemental non-désiré n’est que temporaire. Dit autrement, tout changement comportemental durable est intentionnel, que l’intention porte sur l’Image actuelle de soi ou sur l’Idéal de soi projeté.

Voici quelques unes des conclusions de Richard E. Boyatzis, l’un des plus grands spécialistes de l’Intelligence émotionnelle et du Leadership.

C’est ce qui explique le fameux effet “lune de miel” qui constate qu’une formation classique produit une hausse de compétence de 30 à 40% immédiatement après le programme mais qu’au bout de 1 à 3 mois, cette progression chute à 10% et s’y stabilise.

Alors quels sont les points clefs d’un processus d’apprentissage auto-dirigé (Self-Directed Learning) :

RSE : dès 2010, apprenons des anciens !

J’échangeais l’autre jour voeux et impressions avec Agnès Baer, que j’ai connue responsable de la Mission Handicap chez SFR. Elle m’apprend qu’elle est maintenant en charge de l’insertion des Seniors et nous échangeons sur la tâche qui l’attend.

Dans ce domaine particulier de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE), le législateur a en effet pris des mesures en 2009. Après avoir un temps voulu mimer ce qui avait été mis en place pour le handicap, à savoir un objectif de taux d’emploi, nos élus ont opté pour la signature d’accords (date limite janvier 2010) comprenant différents engagements d’actions (maintien dans l’emploi, tutorat, actions de formation, temps partiel, etc.)

Ce qui me préoccupe est de savoir quelle dynamique humaine peut se déclencher autour des Seniors. Pour en savoir plus, je me tourne vers Ipsos et l’Institut Manpower pour l’Emploi, et leur enquête de 2008 sur les Seniors au travail. Parmi les dizaines de chiffres, l’un retient mon attention.

Les codes culturels sont forgés aux feux de l’expérience

Voici un livre à mettre entre toutes les mains des amis de l’expérientiel : Culture Codes, de Clotaire Rapaille.

L’auteur, un français émigré aux USA, dévoile le code culturel des produits, des marques, des pays. Sa pratique consiste à interroger des gens sur leurs expériences relatives à une problématique.

Où apprend-on à se réaliser ?

En avant première et en exclusivité, je voudrais vous faire part d’une surprise. Elle est apparue dans l’enquête expérientielle que nous avons menée pour l’Association des HEC.
Cette école arbore depuis de nombreuses années le slogan “apprendre à oser”. Il était tentant de remonter à la source, c’est à dire aux expériences d’oser vécues par les anciens élèves de cette école.
Lorsqu’on les interroge sur leurs expériences d’entreprenariat (création ou reprise d’une entreprise), les HEC placent en premier dans la hiérarchie de leurs motivations Me réaliser, avec une contribution de 40% loin devant l’incarnation de leur rêve : Concrétiser une idée (17%).
Bien entendu, on pourra, et c’est légitime, argumenter sur les biais de la question. Quoi de plus noble que d’afficher le souhait de se réaliser? Surtout lorsque les autres réponses possibles sont souvent plus nombrilistes ou matérialistes.