Mobiliser les collaborateurs en temps de crise

Au cours de l’été, McKinsey a mené une étude auprès de 1.653 dirigeants du monde entier pour évaluer leur clefs du leadership en temps de crise. L’étude a identifié 3 classes de dirigeants : ceux qui sont très satisfaits de leur gestion de la crise, ceux qui le sont relativement, ceux qui ne le sont pas du tout et compare les réponses aux différentes questions en fonction de ces trois classes.

Parmi les nombreux sujets abordés, deux ont retenu particulièrement mon attention.

- Les dirigeants qui sont très satisfaits de leur performance consacrent plus de temps à mobiliser leurs collaborateurs, mais les deux premières mesures citées dans ce cadre (plus parler de l’entreprise, de ses valeurs et de sa direction et informer les collaborateurs des performances financières de l’entreprise) ne sont pas jugées les plus efficaces.

- Les dirigeants étaient interrogés sur les aptitudes et compétences qui les ont le mieux préparé à faire face à cette crise. Tous, indépendamment de leur réussite, répondent la gestion de l’incertitude et le réalisme dans l’analyse de la situation. En revanche, seuls les plus performants citent massivement la qualité des relations humaines, avec leurs collaborateurs, leurs partenaires… et l’aptitude à inspirer. Deux leviers que l’on imagine mieux maîtrisés par les plus performants. La poule et l’oeuf.

Ces deux résultats soulignent au moins une évidence. Les dirigeants ont du mal à se souvenir que ce ne sont pas les chiffres ou les faits qui motivent les collaborateurs mais les aventures humaines.

Parlez de vous, d’eux, de qui vous voulez, mais tant que vous vous adressez à des humains, parlez d’aventures humaines, pas d’une personne morale (qui ne l’est que trop rarement d’ailleurs…).

Depuis la nuit des temps, toutes les épopées, tous les contes racontent des histoires d’hommes et de femmes qui bravent des épreuves insurmontables, physiquement parfois, psychologiquement le plus souvent. Les combats, les héros sont archétypiques. Leur forme reste identique au cours du temps et à travers les cultures.

Cette évidence a donné naissance au storytelling, la reprise par le monde de la politique et de l’entreprise de ce principe essentiel de la narration : développer son message en prenant appui sur des aventures humaines archétypiques… et non sur des données financières.

C’est ce que, chez Togeth’art, nous mettons en oeuvre dans nos programmes de team building. Permettre aux collaborateurs de raconter leur aventure collective, par exemple grâce à la bande dessinée, leur apporte le recul sur leurs actes, autant que le sentiment de s’inscrire dans la continuité des grandes aventures humaines.

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2 commentaires

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En effet, je pense que la motivation d’une équipe est bien moins efficace lorsque l’on fait référence à des données, des chiffres, et des objectifs à atteindre en termes de production que lorsque l’on évoque les besoins d’une synergie humaine et d’un travail en équipe pour la réussite d’un projet.
Alors que les valeurs humaines sont bien trop souvent placées au second rang, les entreprises multiplient l’utilisation des machines au point de ne plus faire la distinction entre le programme d’un logiciel et la conscience humaine.
Il paraît évident qu’une équipe de collaborateurs ne pourra jamais être plus performante que lorsque celle-ci est motivée et qu’elle ressent le plaisir de travailler dans un esprit de groupe et de solidarité. Concilier performance et aventure humaine est donc une belle alternative pour faire face à cette crise


Commenté par elodie le 1 septembre 2009 9 h 55 min


[...] à son blog personnel, Selfway-, nous dégottait l’étude Mc Kinsey, dont il faisait son miel ici même. Cette semaine, je reprends un lien que me signale Catherine Dorr, de l’agence Zcomme , avec [...]


Pingbacké par Mobiliser les collaborateurs en temps de crise - ll le 2 septembre 2009 12 h 27 min





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