La séquestration de dirigeants : une panne de dynamique humaine

La séquestration des dirigeants est un comportement à la mode. Sony, Caterpilar, 3M … du beau monde passe à la casserole. Selon un sondage CSA, 45% des français n’y sont pas hostiles. Et des cabinets conseils travaillent au kit de survie du dirigeant séquestré. Au Japon, des PDG économes sont épargnés par la colère populaire. Est-ce la solution ?

Non, la solution réside plutôt dans une prise en compte de la dynamique humaine. Au-delà de la tactique de prise d’otage qui permet d’obtenir quelque chose par la pression, tactique commune avec les somalis détourneurs de bateaux, la séquestration d’un dirigeant est le résultat d’une rupture dans l’échange entre les acteurs.

La dynamique humaine s’établit avant tout par l’échange. Echange d’informations, échange de points de vue, échanges de ressentis, échanges de visions de l’avenir. Cette expression, qui doit être descendante, mais aussi montante, est la seule façon « civilisée » de traiter un problème. Elle est à la base de l’intelligence collective.

Lorsque le temps manque, mais aussi lorsque les attitudes des uns sont injustifiables aux yeux des autres, l’échange égalisateur ne peut avoir lieu. Reste l’action. Violente, si l’imagination fait défaut.

Laurent Ryckelynck

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