Michael Jackson, reflet de notre identité collective ?

Une identité collective se détermine entre autres par la trace imprimée par les membres les plus représentatifs de la collectivité. Dans les entreprises, on peut observer combien chacun, dans la chaîne hiérarchique, a tendance à mimer les comportements du leader charismatique.


Aussi bien, il est intéressant d’analyser le phénomène Michael Jackson, figure de proue de notre collectivité humaine. Faisons le compte. M. Jackson a révolutionné la musique ? Soit, un point.


Mais, flambeur, il laisse des dettes considérables. Moins un point. Il a essayé de changer son image, reniant sa couleur de peau. Manque de sagesse élémentaire. Moins un point. Encore un point à enlever pour son comportement manifestement asocial, qui l’a conduit se claquemurer dans son palais. Je n’enlève qu’un point pour ses perversions sexuelles ; si elles étaient prouvées, ce serait plus cher. Des points perdus également pour les conditions de sa production de génie : drogues et médicaments…

Devant l’Archange Saint-Michel…

J’arrête là. Au total, Michael Jackson ne peut échapper au signe négatif. Une fois rendu devant l’Archange Saint-Michel, c’est direct en enfer. Chez nous, c’est le piédestal. Pourquoi ?


Car notre société est obnubilée par la production. Ses héros sont les acteurs les plus productifs, les créateurs de fusées, de bâtiments, de théories ; les sportifs qui produisent des records, etc.


A quelle condition ? Avec quel comportement ? On n’en a cure. Un homme ou une femme qui ne produirait rien, mais qui en tout point se comporterait “bien” (le terme restant à définir dans ce contexte) … Saint-Pierre lui offrirait le Paradis. Et nous, le cimetière de chiens ?


Laurent Ryckelynck

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