Pour lutter contre le stress, il faut s’intéresser à la personne avant le groupe

Stress, suicides dans l’entreprise … où va-t-on ? Je trouve sur le site de Libération le questionnaire sur le stress envoyé aux 100.000 collaborateurs de France Telecom.


Soit plus de 170 questions, toutes frappées au coin de la bonne science du stress. Pourtant, je m’interroge. S’il s’agissait de faire une enquête statistique sur le stress dans cette population, il suffisait d’interroger un millier de personnes. Statistiquement, en interroger cent fois plus n’apporte quasiment pas d’information supplémentaire.


Non, si l’on a interrogé tous les collaborateurs, c’est qu’il y a un message. Probablement quelque chose du type : “nous avons envie de connaître VOTRE situation, car c’est de VOUS dont nous nous préoccupons maintenant”.


Hélas, ce n’est pas ce que vont ressentir les collaborateurs de France Telecom. Ce qu’ils verront, c’est que leur entreprise se préoccupe DU STRESS. C’est à dire des suicides. De son image … mais toujours pas d’eux.


Je sais, d’autres mesures ont été prises : cellule d’écoute, 1000 entretiens individuels, etc. N’empêche … quelle occasion manquée de provoquer un début de changement dans les comportements.


De l’enquête à l’appel à contribution

Lorsque nous intervenons, chez Togeth’art, sur des problématiques d’identité, d’acceptation du handicap, d’inter-culturalité, … nous veillons toujours à ne pas séparer la nécessaire remontée des données du processus de changement. Nous ne réalisons jamais d’enquêtes à proprement parler. Il s’agit toujours d’appels à contribution.


C’est plus qu’une nuance. Il s’agit de montrer, dès le démarrage d’un programme, que l’on s’intéresse à la personne avant même de s’intéresser au groupe.


Les suicides chez France Telecom (et ailleurs) ont en partie pour origine cette inversion de priorité.

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