Le partage d’information au coeur de la performance d’équipe

La plupart des décisons sont désormais prises par des groupes ou des comités et non par des individus. En effet, un groupe est supposé décider de manière plus efficace qu’un individu isolé.

Est-ce toujours le cas ou bien l’efficacité de la prise de décision dépend-elle de facteurs précis ?

Dans quelle mesure le partage d’information impacte-t-il la performance d’équipe ?

Ces questions clefs sont à l’origine du travail de recherche mené par deux chercheurs américains, Jessica Mesmer-Magnus et Leslie DeChurch, qui ont réalisé une méta-analyse de 72 études indépendantes conduites au cours des 22 dernières années. L’étude vient d’être publiée dans le Journal of Applied Psychology.

Leurs conclusions montrent que l’intelligence collective est un art exigeant.

Le partage d’information est bel et bien un levier de performance collective. L’ouverture des débats favorise la cohésion d’une équipe tandis que le partage d’informations que tous les membres de l’équipe ne connaissaient pas a un impact positif sur la qualité de la décision.

Malheureusement, ce partage d’information est mal pratiqué.

“Les équipes possèdent un avantage informationnel sur les individus, en permettant l’expression de diverses expériences personnelles, points de vue culturels, domaines de spécialisation et formations initiales, ce qui constitue une base d’information riche sur laquelle appuyer des décisions. Pourtant, nos résultats confirment que, bien que le partage d’information soit important pour l’efficacité des équipes, les équipes ne réussissent pas ce partage d’information quand elles en ont le plus besoin.”

Retenons quelques règles utiles à l’efficacité d’une réunion d’équipe :

- les groupes passent trop de temps à partager des informations déjà connues de tous au lieu d’explorer des sujets que peu connaissent, parfois un seul membre du groupe

- les groupes qui parlent le plus partagent moins d’informations. Les “bavardages” auraient-ils survécus à l’époque scolaire…;-)

- l’efficacité d’un groupe est meilleure s’il faut résoudre un problème de type déductif, que s’il faut chercher un consensus pour une décision

- la structuration de la réunion est importante pour que s’expriment toutes les voix

- installer un climat coopératif est de la pus haute importance pour que l’échange d’information puisse avoir lieu

La métanalyse est disponible sur le site de l’American Psychological Association

[Via BPS]

Olivier Piazza

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1 commentaire

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travailler ensemble, sur le web, c’est adopter une dynamique de rézocialist


Commenté par robert le 6 décembre 2010 17 h 10 min





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