La source de la créativité

Dans un monde qui change -et je devrais dire, qui DOIT changer - , l’invention, la créativité, l’imagination … bref, tout ce qui permet de découvrir des pistes nouvelles est une ardente nécessité. Il y a plusieurs années, je me suis justement penché sur la créativité et suis parti à la recherche de sa source. J’y reviendrai.

Pour l’heure, je ne résiste pas à l’envie de mentionner le billet de mon cher associé, Olivier Piazza, qu’il a publié il y a peu sur son blog Selfway. Je vous recommande d’aller y faire un tour si ce n’est déjà fait, et de ne surtout pas manquer la performance d’Elisabeth Gilbert, réalisée lors d’une intervention TED.

Vous l’avez vu ?! Elisabeth Guilbert illustre dans son attitude même l’idée que l’on peut se faire de la créativité : c’est une source. Une source non identifiable, jaillissante et heureuse, qui coule au travers de la femme ou de l’homme qui a su la capter.

C’est d’ailleurs ce que dit E. Guilbert : le démon, le génie (elle aurait pu citer la muse) sont extérieurs à l’artiste. Ce dernier n’a d’autre rôle que de travailler (elle revient plusieurs fois sur ce point important) pour maîtriser à fond son métier. Du coup, dit-elle, don’t be afraid, do your job !



Une petite expérience

J’en reviens maintenant à une petite expérience que j’ai eu l’occasion de mener il y a quelques années. Chaque jour sans exception, pendant une année entière, j’ai affronté la page blanche à l’aide de simples crayons, pinceaux, pastels … et finalement tout ce qui pouvait me passer entre les mains. Cette expédition, je l’ai appelée le Voyage en Peinturie.

Un an de création quotidienne : ai-je trouvé mon génie ? Non, je n’ai pas eu cette impression. Rien qui ne m’appartienne. Et heureusement car ce que l’on possède, on a effectivement peur de le perdre. Mais une source, oui ! Et une source disponible pour tout le monde, j’en suis persuadé.

Les conditions d’accès à la source sont simples. Il y a d’une part le désir. Comme le dit R.-M. Rilke : Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne… Avant toute chose, demandez-vous, à l’heure la plus tranquille de votre nuit : est-il nécessaire que j’écrive ? Et d’autre part le travail. Auguste Rodin cette fois : Aucune inspiration subite ne saurait remplacer le long travail indispensable pour donner aux yeux la connaissance des formes et des proportions et pour rendre la main docile à tous les ordres du sentiment.

Désir et travail, les deux mamelles d’une société qui serait artiste d’elle-même ?

Laurent Ryckelynck

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