Pour lutter contre le stress, il faut s’intéresser à la personne avant le groupe

Stress, suicides dans l’entreprise … où va-t-on ? Je trouve sur le site de Libération le questionnaire sur le stress envoyé aux 100.000 collaborateurs de France Telecom.


Soit plus de 170 questions, toutes frappées au coin de la bonne science du stress. Pourtant, je m’interroge. S’il s’agissait de faire une enquête statistique sur le stress dans cette population, il suffisait d’interroger un millier de personnes. Statistiquement, en interroger cent fois plus n’apporte quasiment pas d’information supplémentaire.


Non, si l’on a interrogé tous les collaborateurs, c’est qu’il y a un message. Probablement quelque chose du type : “nous avons envie de connaître VOTRE situation, car c’est de VOUS dont nous nous préoccupons maintenant”.


Hélas, ce n’est pas ce que vont ressentir les collaborateurs de France Telecom. Ce qu’ils verront, c’est que leur entreprise se préoccupe DU STRESS. C’est à dire des suicides. De son image … mais toujours pas d’eux.

Expériences et bonheur

Lors de la conférence annuelle de la Society for Personality and Social Psychology, le chercheur Ryan Howell du Laboratoire de Psychologie Positive de l’Université de San Francisco a présenté des travaux qui montrent que l’argent dépensé à vivre des expériences a plus d’effet sur le bonheur que l’argent dépensé à acheter des objets.



Il a recruté 154 participants âgé de 19 à 50 ans. La moitié décrivait une expérience récente qu’ils s’étaient offerts, une place de cinéma, un restaurant… L’autre moitié racontait l’achat d’un objet. Dans les deux cas, ils écrivaient également leur ressenti au sujet de ce qu’ils avaient obtenu pour leur argent.

Le groupe qui avait vécu des expériences présentait des niveaux de bonheur significativement supérieurs. L’auteur attribue cette différence au bénéfice de se sentir connecté à ses amis, à sa communauté, d’être actif. Il conclue également que les expériences positives perdurent mieux dans la mémoire que les achats de biens.